Pendant un mois, j'ai gardé un
oiseau en cage. Je préfère les oiseaux en liberté, mais j'ai accepté de le garder quand même. Petit à petit je me suis habituée à sa présence, j'aimais surtout lui parler lorsque je rentrais du travail ou le matin en me levant.

Il perdait ses plumes qui volaient dans tous les coins de mon appartement et échappaient aux avancées de mon balai. Il aimait le bruit des machines et le signifiait par des chants très élaborés et très aigus.

Quand il est repartis dans sa vraie famille, je me suis dit bon débarras! Mais le lendemain en rentrant du travail, j'ai senti qu'il y avait comme un trou dans mon appartement et sa présence m'a manquée.

Du coup je me suis acoquinée avec une mouche qui s'était réfugiée chez moi pour l'hiver. Je l'ai même sauvée de la noyade, un matin où elle prenait mon bol de toilette pour une fenêtre ouverte. Je l'ai grondée, mais ça ne l'a pas empêché de mourir, de se laisser mourir d'asphyxie pendant mon absence. J'espère qu'au printemps une bienveillante araignée viendra se loger chez moi et me tenir compagnie.