Ces
goélands mal aimés de la côte Floridienne ; je les ai adoptés. Cent, deux cents, des fois plus. Pain, pizza, goberge : j'ai un budget.

Ils sont surprenants, me reconnaissent à distance, ont même localisé où je demeure, se chicanent à savoir qui s’installera sur ma tête, sur mes genoux. Un des goélands n’a qu’une patte, en conséquence je le nourris doublement, toujours en premier, et à plusieurs reprises.

Maintenant plusieurs goélands volent au-dessus de ma tête face au vent, une patte de sortie, une patte de cachée. Est-ce possible ?

L'année dernière, un goéland très très affamé ne pouvait avaler. Il avait un poisson leurre suspendu à son bec. Un hameçon accroché sur le dessus du bec près du nez, et l'autre hameçon accroché sous la gorge. Je réussis à le faire venir tout près. Je le saisis et l'amène sur moi. Au même instant, tout devient silence.

Tous ces goélands (une centaine) formaient une grande auréole au-dessus de ma tête. Tous volaient en rond, silencieusement. C'était beau à voir.

Je réussis facilement à dégager l’hameçon du haut, celui du bas était plus difficile. Je réussis quand même à le libérer. À ma grande surprise, il resta près de moi et mangea à volonté. Tous les autres goélands descendirent et continuèrent de manger, comme si de rien n’était.

Le comportement de ces oiseaux est le même que beaucoup d’autres animaux. Lorsque je n'ai plus de nourriture, je dis : ''C'est fini !'' et je claque 3 ou 4 fois dans les mains. C’est un signal. 80 % des goélands se lancent à la mer, plongent, se lavent, se nettoient, se lisent les plumes, se secouent, etc. En somme comme des chats.

Il est donc facile à comprendre que ceux qui ne vont pas à la mer n'ont pas mangé. Or, je compense maintenant en hachant un lot de nourriture que je lance à tout vent près de moi.

Ils adorent ça.