Cétait le jour de mes 20 ans et je décidai de monter dans la montagne et de passer la nuit toute seule, 'sous les étoiles', sans faire de feu. Après 1 heure de marche, je trouvai un endroit qui me convenait. Je me suis assise par terre et jai attendu la fin du jour.
Cétait encore le crépuscule lorsque jentendis des bruits à ma gauche, sur lautre versant du ravin. Un glapissement, presque une voix. Le glapissement se transforma en gémissements puis pris la forme d'un appel plaintif. Cétait un coyote.
De lendroit où jétais peut-être à cause de la configuration du terrain, javais limpression que le coyote était vraiment tout près. Après le premier appel, il y eut un silence, puis un autre coyote lui répondit. Et puis un autre. À travers la montagne environs 8 coyotes se mirent à sappeler et à se répondre. Je pouvais entendre leurs déplacements et j'ai eu l'impression qu'ils se regroupaient, qu'ils se rapprochaient les uns des autres.
Puis il y eut une pause denvirons 15 minutes. Soudain, en arrière de moi jentendis quelque chose bouger, suivie d'une série de glapissements faibles et doux.
La terreur me gagna. Les fermiers dans cette région disaient que les coyotes n'étaient pas dangereux pour l'homme ; mais parmi eux, il y avait parfois des chiens sauvages, qui eux étaient dangereux. Je me levai et je me suis mise à courir aussi vite que je le pouvais en vérifiant de tant à autre si quelque chose me poursuivait. Je pouvais encore distinguer dans la brunante les formes du terrain. Je dévalai la montagne en décidant de longer le ruisseau au fond du ravin.
En courant, je m'élançai pour franchir le ruisseau et je tombai face à face avec quelque chose, un animal, plus grand que moi. Je suis réellement rentrée dans l'animal. Nous nous sommes touchés. Au moment de limpact une énorme boule de lumière verte fluorescente est apparue autour de nous comme un éclair. Je fis un autre bond en arrière et devant moi il y avait un chevreuil. Un chevreuil, qui je crois, comme moi, était mort de peur.
Tout cela se passa extrêmement vite. Paf ! la lumière verte, lui de faire un bond de côté et de filer à toute vitesse à ma droite. Et moi, complètement sonnée... je fis comme lui et je repartis aussi vite que possible à courir.
Je crois bien, que ce soir-là, en rentrant dans ce chevreuil... je vis la couleur de la peur ...