Mon histoire est un triomphe personnel contre le braconnage. Je suis de celle qui se porte à la défense des animaux à mes risques et périls.
C'était en octobre par une belle journée de lété des Indiens. J'étais en campagne chez ma mère récupérant de m'être fait arracher les dents de sagesses. Je me reposais sur la véranda assise le visage enflé, tout emmitouflé sur le canapé en rotin. Mes parents habitent sur une terre de plusieurs hectares, une ancienne ferme. Il y a une érablière, des pistes de ski de fond, des lacs et des petits chalets tout au fond de la terre. Ils nous arrivent d'entendre des coups de feu au loin car la forêt est partout derrière. Devant moi, il y a notre terrain aménagé avec piscine, quelques arbres et des jardins de fleurs. C'est un assez grand terrain.
Or, cet après-midi là un coup de feu retentit pendant que je me repose. Le son est inhabituellement fort, donc très proche. Pour un instant, je crois que le coup de feux vient de derrière la maison. Inquiète, je bondis et mavance au bout de la véranda. J'aperçois un magnifique chevreuil à 30 pieds devant moi apeuré qui cherche à regagner la forêt juste à côté. Je me précipite en courant pour tenter de le faire fuir. C'est alors quun deuxième coup de feux se fait entendre et que le chevreuil, une femelle, s'écroule devant moi. Je ne regarde même pas autour de moi pour identifier l'endroit où se trouve le chasseur. Je ne pense même pas au fait que le deuxième tir aurait pu être fatal pour moi. Naïve, je me dis que c'est impossible, que se doit être une erreur.
Lorsque j'arrive à contourner la piscine hors terre, c'est là que tout s'éclaircit. Une voiture bleue est garée dans les bois et un chasseur avance pour récupérer sa proie. Il était stationné là depuis longtemps et attendait qu'un chevreuil passe. Pour un instant il ne réalise pas qu'il nest pas seul et que j'ai vu toute la scène. Le chasseur ne sait même pas inquiété du danger qu'il y avait en se servant dune arme à feu sur un terrain privé. Alors, hors de moi, je l'engueule, le traite d'imbécile et lui cri par la tête qu'il aurait pu me tuer et que c'est interdit de chasser. Je me retiens pour ne pas y foutre mon poing sur la gueule. Il ne semble rien entendre de ce que je dis, il a l'air malade et il empeste l'alcool. Je me dirige jusqu'à sa voiture pour prendre le numéro de plaque. Je cours à lintérieur pour inscrire le numéro. J'appelle les flics. À peine quatre minutes passées, je ressorts et il a déjà quitté avec le chevreuil. Je prends des clichés des traces de sangs avec la maison derrière pour bien identifier le peu de distance entre la maison et la cible des tirs.
Les flics viennent prendre ma déposition. Plus tard dans la soirée un agent de la protection de le faune passe prendre ma déposition également. Ils fouillent pour retrouver les douilles, mais il n'y a plus rien de son passage. Mes parents horrifié et inquiet de la gravité de lincident font leur petite enquête. Mon beau-père me demande de lui décrire l'homme. Il croit savoir qui se pourrait être. Il m'amène au village voisin pour identifier la voiture. Je la reconnais immédiatement.
Le lendemain, les agents de la faune vont le perquisitionner. Il n'y a plus traces du chevreuil. Un vrai de vrai braconnier qui a déjà perdu son permis de chasse et qui venait juste de le récupérer la semaine précédente. Malheureusement pour lui, il y avait du poil et du sang encore dans la voiture qu'il avait empruntée. La protection de la faune à fait des tests d'ADN et avec les traces de sang sur notre sol pour établir le lien. L'homme en question avait reçu la permission de chasser sur le terrain. Le propriétaire, le père de mon beau-père, autorise quelques fois des gens à venir chasser. Il est clair qu'ils nont jamais le droit de venir près des humains. Il connaissait très bien notre terre et il savait que les chevreuils passaient devant notre maison pour regagner les bois. Le braconnier a non seulement mis ma vie en danger, il a tiré sur une femelle. La chasse au femelle est interdite sur le territoire où l'on habite. De plus, quelques arbres séparent notre terrain de la route principale qui relie les villages entre eux. Il aurait pu facilement atteindre une voiture. Et pour couronner le tout, il était en état débriété. Ce qui a été confirmé pas un barman dune taverne avoisinante. Juste avant de venir " chasser ", il était passé s'enfiler quelques bières derrières la cravate.
La protection de la faune est à ses trousses depuis plusieurs années pour tenter de lui faire perdre non seulement son permis de chasse mais également son permis de port d'armes ce qui l'empêcherait de chasser à tout jamais. Il a une réputation de cinglé et de danger public. Laffaire en en traitement. Tout pèse contre lui. Son permis à déjà été retiré.
À suivre